L’ancien président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, l’honorable Godé Mpoyi, a fait une sortie médiatique remarquée lors de son passage sur le plateau de Télé 50. Très remonté après la démolition récente de ses constructions, le député national n’a pas mâché ses mots.
« Si je n’étais pas pasteur, j’aurais rejoint Corneille Nangaa », a-t-il lancé, faisant allusion au président de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), désormais considéré comme chef rebelle par Kinshasa. Une déclaration qui a immédiatement suscité de vives réactions dans l’opinion publique.
Godé Mpoyi ne s’est pas arrêté là. Il a vivement critiqué les autorités urbaines de Kinshasa qu’il accuse de méconnaissance des textes en matière de gestion foncière. « Les autorités que nous avons ne maîtrisent pas la loi foncière », a-t-il affirmé, pointant du doigt une gouvernance désordonnée qui, selon lui, sacrifie les droits légitimes des citoyens.
Ces propos interviennent dans un contexte tendu, marqué par des opérations de démolition menées à Kinshasa, dont certaines ont affecté directement les propriétés de l’élu. Face à cette situation, l’homme politique et homme de foi a choisi de s’exprimer publiquement, entre colère contenue et avertissement politique.
Une sortie qui relance le débat sur l’usage de la force publique dans les affaires foncières, mais aussi sur les tensions internes au sein de la classe politique congolaise.
Charles Muzadi






