Face aux anti valeurs qui prennent de l’ascenseur avec l’avènement du numérique dans nos communautés, la Présidente de l’Asbl RFJC (Réveil des Femmes et Jeunes Congolais) Dorcas MPUTU condamne toute attitude de non assistance des personnes en détresse
Il se développe à Kinshasa des comportements qui frisent la non assistance des personnes en détresse sur la place publique. Les Kinois ont perdu le sens de l’humanisme vis-à-vis de leurs prochains à cause d’un mauvais usage de la technologie du numérique.
Devant un cas de détresse, en lieu et place d’apporter une assistance rapide, les gens préfèrent filmer pour en parler aux autres et partager sur les réseaux sociaux pour des fins dont on ignore tous. Curieusement une assistance la moindre soit-elle pourrait apporter un plus dans la solution face à la détresse.
Que des gens qui se battent violement sur la place publique sans être séparées, des vulnérables menacés au vu et au su de tous, que des accidentés filmés sans un moindre secours, des agents de services publics qui menacent violement des motocyclistes, des femmes qui se débrouillent à la sauvette pour nourrir leurs foyers, la liste n’est pas exhaustive. Pour la Présidente du RFJC, le fait de prendre un téléphone et filmer une situation qui mérite assistance sans y apporter secours, c’est aussi participer au crime.
Dorcas Mputu estime que l’humanisme et l’amour du prochain devraient prévaloir dans notre société pour barrer la route à cette pratique de faire des vidéos des personnes en détresse et les partager sur les réseaux sociaux; mais plutôt ces canaux numériques sont suffisamment utiles pour aider à véhiculer des valeurs sociales. Cependant elle lance un appel vibrant à tous ceux des congolais en général, et Kinois en particulier qui se livrent à agresser d’une manière ou d’une autre leurs semblables à renoncer à ce genre des pratiques car la dignité humaine est très sacrée.
Joseph Kalupala






