Médecins Sans Frontières s’inquiète de la prise en charge insuffisante des survivantes
Cette année encore, le nombre de victimes et survivantes de violences sexuelles prises en charge par les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) atteint des niveaux alarmants. Pour faire face à cette réalité terrible et persistante, MSF exhorte l’ensemble des parties au conflit à améliorer la sécurité des civils et leur accès aux soins. L’organisation humanitaire médicale appelle la communauté internationale à conserver la prise en charge des victimes comme une priorité, en dépit des défis financiers actuels.
Depuis des années, les équipes MSF alertent de manière répétée sur les niveaux alarmants de violences sexuelles dans l’est de la RDC. Le nombre de victimes prises en charge par MSF a explosé ces trois dernières années, lorsque les combats entre l’armée congolaise, le groupe armé M23/AFC et leurs alliés respectifs ont repris. C’est particulièrement le cas au Nord-Kivu, où un nombre sans précédent de victimes et survivantes – près de 40 000 – ont été prises en charge par MSF en 2024.
« Le contexte dans cette région a changé, mais pas la problématique des violences sexuelles, dont les femmes sont majoritairement les premières victimes. Les violences sexuelles demeurent une urgence médicale qui exige une action immédiate »






