La problématique d’un logement décent devient une préoccupation majeure mais négligeable par le Gouvernement de la République, pourtant source de plusieurs tensions sociales dans nos communautés. Le problème réside dans la procédure d’acquisition d’un bon logement mais aussi au taux de loyer au prorata des dimensions des pièces des maisons mises en location
Tout part de la rareté ou de l’impossibilité de se procurer un lopin de terre dans la ville de Kinshasa quand on est un congolais moyen. le chemin le plus pratique est de recourir à la location d’une maison pour y vivre. c’est là que tout commence
Le pouvoir régulateur du secteur de logement dans la capitale demeure inefficace et expose bon nombre des kinois et kinoises à la colonisation inédite des propriétaires des maisons. Dans une recherche faite sur les conditions de viabilité d’une maison de résidence, Voici les dimensions minimales pour chaque pièce :
Le salon : il faut compter au minimum une superficie de 20 m².
La chambre : elle doit répondre à une superficie minimale de 9 m².
La cuisine : sa surface minimum doit être de 12 m².
La salle de bains : sa surface minimale doit être de 3 m².
Les toilettes : il faut compter une superficie de 1 m².
ceci reflète des standards voulus par les normes de construction ; malgré l’exiguïté des parcelles due au morcellement sauvage, certaines maisons accordent le minimum d’espace à ses occupants pour un épanouissement psychologique et moral.
Contre toute attente, il s’avère que de nos jours, les dimensions des chambres ou du salon proposé par les propriétaires des logements sont à confondre à des cellules de la prison où seul le lit occupe 95% de l’espace et quant au salon, vous n’avez pas droit à un espace pour une table à manger à 6 places et pour couronner le tout, pour une maison à des dimensions pareilles (2chambres,salon,cuisine et salle de bain) il faut prévoir au minimum 350 USD le mois avec une garantie locative allant de 5 à 11 mois. Plus les pièces de la maison sont spacieuses et vivables, plus le taux de location est revu à la hausse. Dans certains coins de la capitale classifiées abusivement en Zone A (Gombe, Ma campagne, GB, Limete résidentiel, Mont fleuri, Pigeon et autres…) il ne faut jamais y aller quand votre budget est moins de 600USD le mois.
Face à cette triste réalité sociale les services attitrés à réguler ce secteur sont quasi absents et le congolais moyen de Kinshasa qui n’a même pas un revenu mensuel de 250 USD est contraint de vivre à des coins indécents et favorisant une promiscuité sans précèdent. L’Etat devra imposer son autorité pour faciliter la paix sociale en matière de logement à tous les congolais surtout ceux de Kinshasa.






